Chronique du livre « La Folie et l’Absinthe »

Une pépite originale à lire !!!

Je suis tombée sur une pépite, avec ce livre. D’habitude, je ne lis pas de recueils de nouvelles, les romans ayant ma préférence. Je me suis pourtant laissée tenter par le sujet de ce recueil : l’absinthe, breuvage mystérieux qui a la faculté de rendre fou et dont abusaient les artistes du XIXème siècle.

Je n’ai vraiment pas été déçue.

D’abord, les nouvelles sont toutes très bien écrites, et de plus dans un style différent : la facilité de lecture m’a plu et j’ai trouvé ce mixage de styles vraiment original.
Ensuite, les histoires : elles s’inscrivent résolument dans le genre du fantastique. Elles tournent toutes autour de l’âme humaine, qu’elles sondent à la recherche de ses vices. Autant le dire tout de suite, elles se terminent mal !
Bien que j’en eusse aimé certaines plus que d’autres, elles m’ont toutes, sans exception, accrochée dès les premiers paragraphes !

J’ai particulièrement aimée la nouvelle « Juste au cas où « , écrite comme un conte pour enfants, qui raconte, à travers les souvenirs d’enfance d’un grand-père, la recette de fabrication de l’absinthe et l’origine du nom « La fée verte » ; une recette horrible, fruit du ruissellement de la fonte des neiges au travers des cadavres d enfants assassinés.

Le fonds du recueil est bien documenté, les recherches sont sérieuses, et je subodore que l’auteur / certains des auteurs ont dû expérimenter eux-même le breuvage pour sortir des histoires aussi originales !

L’ensemble reste cohérent, vraiment agréable à lire, accrocheur, pertinent et sulfureux à souhait. Un vrai parti-pris qui tient la route ! L’ambition d’une anthologie sur ce thème de l’absinthe est pour moi validée. Ce livre est donc une réussite et mérite d’être connu.

Merci à Noir Absinthe pour ce beau recueil.

Chronique du livre « Absinthe n’y touche »

Ce livre est juste génial !

Le thème de ce recueil de nouvelles est dans le titre : l’Absinthe.
L’absinthe, aussi appelée Fée Verte, faisait des ravages dans les cercles d’artistes du XIXème siècle, qu’elle rendait fous et débauchés.
Le titre indique bien la teneur du recueil dont les nouvelles, écrites dans un genre plutôt fantastique, sont poétiques et très érotiques.
Le recueil se compose de six nouvelles précédées chacune par un court poème, ainsi que de deux poèmes sur le thème.
Au fil des pages, j’ai vraiment senti que la diablesse verte nous entraînait dans les tréfonds de l’enfer.
Le recueil est écrit dans des styles très différents, puisqu’il s’agit d’un collectif d’auteurs, et c’est ce qui fait toute sa force. Pourtant, l’ensemble est cohérent et merveilleusement écrit.
Les nouvelles qui le composent sont toutes vraiment très originales et haut-perchées ; je pense que les auteurs ont dû s’en donner à cœur joie avec la muse verte lorsqu’ils les ont écrites.

Une de ces nouvelles, que j’ai particulièrement aimée, est celle intitulée « Artemisia », dont histoire nous raconte comment un marginal parisien, au hasard d’une rencontre, découvre le terrible breuvage qui le conduit à la folie et à la mort en empruntant les traits d’une séduisante jeune femme.

Un seul regret : il se finit trop tôt ; j’aurais aimé en lire plus !

Pour finir, ce recueil fait écho au recueil la Folie et l’Absinthe des éditions Absinthe noir, car les deux ont collaborés ; Mais je dois dire que ce recueil-ci mérite sa place à part et tout mon intérêt pour sa qualité littéraire, sa présentation soignée et son originalité.
Un grand merci à Philippe Aurèle Leroux et son comité, pour sa confiance et ce magnifique recueil.